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Critique de la faculté de juger / Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique /Réponse à la question : Qu'est-ce que les Lumières ?

Titre Critique de la faculté de juger / Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique /Réponse à la question : Qu'est-ce que les Lumières ?
Auteur Emmanuel Kant
Editeur Gallimard
Année 1989
Format poche
ISBN 9782070325382
Rubrique Livres / Littérature & fiction / Critique littéraire
Résumé "Ainsi, c'était l'entendement en propre, qui a son domaine propre et assurément dans la faculté de connaître, dans la mesure où il contient des principes de connaissance constitutifs a priori, qui devait, par la critique nommée généralement critique de la raison pure, être mis en place, contre tous les autres prétendants, dans une possession sûre mais unique. De même fut indiquée, dans la Critique de la raison pratique, la possession de la raison, qui ne contient nulle part des principes constitutifs a priori, sauf eu égard à la faculté de désirer. Savoir maintenant si la faculté de juger, qui, dans l'ordre de nos facultés de connaître, constitue un intermédiaire entre l'entendement et la raison, a aussi, en elle-même, des principes a priori ; savoir si ceux-ci sont constitutifs ou simplement régulateurs (en n'indiquant pas ainsi de domaine propre) et si elle donne a priori une règle au sentiment de plaisir et de peine, en tant qu'intermédiaire entre la faculté de connaître et la faculté de désirer (tout comme l'entendement prescrit a priori des lois à la première, mais la raison à la seconde) : ce sont là les questions dont se préoccupe la présente critique de la faculté de juger." Kant. La science moderne a chassé de la nature la moindre cause finale. La nature mécaniste de Galilée ou de Descartes n'a plus aucune intention, ni aucun plan caché. Les causes des phénomènes sont devenues strictement matérielles. L'homme peut-il se contenter d'une représentation mécaniste de l'univers ? Dans sa Critique de la faculté de juger (1790), Kant énonce les conditions sous lesquelles la nature peut encore se prêter au jugement finaliste. Ainsi, dans l'expérience esthétique, tout se passe comme si la belle forme venait au devant de l'imagination du sujet qui la contemple, comme si elle avait été produite par son imagination. Dans l'explication du vivant également, la raison ne peut s'empêcher de poser l'unité de fonctionnement de l'organisme comme la fin de l'activité de chaque organe. Dans les deux cas, le finalisme cesse d'être un raisonnement scientifique et devient une simple manière de penser l'expérience. L'irréductibilité de ce mode de pensée témoigne du fait que l'homme, en tant que sujet moral, ne peut faire abstraction, même dans la considération de la nature, d'une interrogation sur les fins. --Paul Klein
Où ? La Marge
Prix 3,00€
Etat Très bon
Réf interne 31422