| Résumé |
En 1950, à Berlin, Harvey Torriti, dit " le Sorcier ", et sa nouvelle recrue, Jack McAuliffe, préparent le départ du transfuge russe Vichnievski pour les Etats-Unis. Mais à la " Compagnie " - mieux connue sous le nom de CIA -, ses supérieurs semblent mettre en doute les capacités de leur agent, plus porté sur le whisky que sur l'étude des relations géopolitiques... Entre agents doubles et traîtres déclarés, personnages de fiction et personnages réels (Kennedy, Castro, Eltsine, mais aussi ben Laden), Robert Littell dévoile au travers d'un redoutable thriller politique un demi-siècle de notre histoire. Et nous entraîne, sur les traces de ses héros, en plein cœur de la guerre froide, des chars soviétiques de Budapest à la Baie des Cochons, de l'assassinat du pape Jean-Paul P' au complot contre Gorbatchev... Un roman d'espionnage magistralement orchestré, qui place Littell aux côtés des maîtres du genre, John le Carré en tête. " Eblouissant d'ambition, La Compagnie est à la CIA ce que Le Parrain fut à la Mafia. ", Michel Abescat, Télérama. Berlin, 1950. Harvey Torriti, alias le Sorcier, est chargé de faire passer à l'Ouest, en échange d'informations importantes, l'adjoint au chef de la direction générale du KGB de la base de Berlin, Konstantin Vichnevski. Tandis qu'il met en place toutes les batteries de l'exfiltration, la hiérarchie de la CIA, qui connaît ses penchants pour l'alcool, commence à douter de ses capacités. Récit sans longueur, narration vraisemblable, descriptions réalistes : auteur de nombreux best-sellers ayant la guerre froide pour toile de fond, Robert Littell retrace quarante années d'histoire de la CIA marquées par des agents doubles et triples, des unions et des désunions, des conversions et des reconversions. De la révolution manquée de Budapest à l'Afghanistan des années 1980, en passant par la baie des Cochons, ce roman incisif au style clair et tranchant dissout la frontière entre fiction et réalité. |