| Résumé |
Sur les ruines de palais fatimides a poussé la Gamaliyya, un quartier du vieux Caire. Fasciné par la vie truculente qui pullule sur ces splendeurs souterraines, Mahfouz fait ici de la Gamaliyya le microcosme de l'humanité. Et de ce monde qui oscille au fil des rumeurs de la ville ou voltige sur les fumées somnolentes du haschisch, s'élève parfois la voix du poète populaire, disant l'évasion, proférant l'illusion, tandis que se succèdent des protagonistes qui mobilisent les ferveurs du petit peuple et suggèrent les trois révélations. Parce que la censure l'identifia comme une "scandaleuse" transposition de l'histoire sainte dans la chronique familière des hommes, ce fastueux roman-parabole, l'un des plus merveilleux de Mahfouz, fut interdit en Egypte, malgré l'intervention du président Nasser en personne : il fut donc édité à Beyrouth, en 1967, sous une forme légèrement expurgée. Naguib Mahfouz a grandi au Caire, dans un quartier voisin de la Gamaliyya, construite sur les ruines de palais fatimides, lieu de vie truculent et fascinant, baigné des effluves de haschisch. Sur cette toile de fond, quatre personnages, dont les trois premiers rappellent Moïse, Jésus et Mohammed, se succèdent dans ce roman d'une exceptionnelle richesse, considéré comme le chef-d'oeuvre de N. Mahfouz. Ainsi, c'est un véritable microcosme de l'humanité que suggère ce récit inépuisable, qui comporte également une critique du pouvoir et de la société, le tout en une intrigue passionnante, livrée avec les talents de conteur qu'on connaît à ce prix Nobel de littérature. |