| Résumé |
De William Burroughs à Jean-Jacques Schuhl, de Joy Division à David Cronenberg, nombreux sont les lecteurs pour qui La Foire aux atrocités a été une révélation. Commencé à la fin des années 60, complété et achevé dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l’auteur de Crash, Empire du Soleil, La Bonté des femmes et Super-Cannes — et les contient tous. Les stéréotypes nourrissant notre quotidien — la violence, la technologie, la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans discrimination les musées, les médias et la rue — sont mis à nu dans ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidèrera le lecteur contemporain. Chaque paragraphe de chaque chapitre « expose » une facette de la catastrophe invisible qui disloque notre monde. Les notes, échos ou commentaires par lesquels J.G. Ballard a actualisé son propos initial, font de La Foire aux atrocités un livre aujourd’hui sans équivalent. Au moment où la réalité semble avoir rejoint la fiction imaginée naguère par Ballard, où son influence se fait sentir dans tous les domaines de la création, la parution en français de l’état final de ce work in progress à lectures multiples devrait en toute logique placer ce « classique moderne » à la place que lui reconnaît déjà la critique anglo-saxonne : celle du « plus grand auteur anglais vivant ». J.G. Ballard est né en 1930 à Shanghai. À la suite de l’attaque sur Pearl Harbor, il est interné avec sa famille dans un camp de prisonniers civils jusqu’à la fin de la guerre. De retour en Angleterre et après des études de médecine à Cambridge, il exerce divers métiers, notamment comme pilote de la RAF au Canada. Ses premières nouvelles paraissent en 1956 et dès lors il ne cesse plus d’écrire. Son premier roman, Le Monde englouti, est publié en 1962, suivi depuis d’une trentaine d’autres livres de fiction. Deux d’entre eux ont été adaptés au cinéma par Steven Spielberg (Empire du Soleil) et David Cronenberg (Crash). J.G. Ballard vit près de Londres, à Shepperton. J.G. Ballard, est le créateur d'un univers d'apocalypse d'autant plus effrayant qu'il semble en germe un peu partout. ... Roman-laboratoire qui expose par fragments les recherches d'un médecin détraqué (ou extralucide ?) sur une nouvelle forme de sexualité, l'ouvrage, commencé en 1966, édité en France en 1976, n'a cessé d'être complété par la suite, puis commenté par l'auteur lui-même, non sans ironie, sous forme de fragments actualisés. La dernière édition datée de 2001 est celle publiée par Tristram ... Bon, et le contenu maintenant ? Déroutant, fulgurant, frustrant. C'est une constellation de représentations échappées du cerveau d'un homme dont le nom varie au fil des pages, le dénommé docteur Travis devenant Travers, Traven, Talbot... ... Un univers décadent de barbarie douce et climatisée où la fiction contamine la réalité, où le culte du spectacle domine. J.g. Ballard ; Traduit De L'anglais Par François Rivière. Préface De William Burroughs -- Cover. |