| Résumé |
Alzaia, c'est-à-dire la haussière, c'est le nom donné au cordage qui sert à amarrer une embarcation ou à la tirer sur l'eau (le long d'un canal par exemple). Ce recueil rassemble une centaine de courts articles que l'auteur a extrait de cahiers dans lesquels il prend des notes chaque jour, partout, au hasard de ses lectures. Il les a retranscrites et tenté d'y dénicher "une phrase, un accident, une idée". Il a ensuite ajouté à ces citations des choses vues, des choses vécues. Cet écrivain italien, ex-militant de gauche, considère que ces articles sont ce qu'il a su faire de mieux. Au regard du reste de son oeuvre traduite en français, c'est une bien grande modestie. Ces articles, cent et des poussières, sont extraits du gros tas de cahiers que j'ai remplis de phrases pêchées au hasard, un peu partout. Je les ai transcrites, poussé par un maudit besoin de collectionneur, une sorte de rétention de pensées contre la perte de la mémoire. Avec une habileté de brocanteur j'ai déniché la phrase, l'accident, l'idée. J'y ai ajouté ensuite des choses que j'avais vécues. Et puis, dans une proportion toute sabbatique, une sur sept, on y trouve des pensées sur certains vers de l'Ancien Testament. Alzaia, ou haussière, est le nom du cordage qui tire sur l'eau une cargaison, le long du chemin. "Alzaia", du nom d'un "cordage qui tire sur l'eau une cargaison, le long d'un chemin", fait partie de ces livres qui rassemblent des réflexions brèves, indépendantes les unes des autres. Eparpillées, mais en apparence seulement, tant ces morceaux sont reliés par une inspiration commune ... Chaque fois, la petite chronique s'ouvre sur une réflexion plus vaste qui place la dignité de l'être au centre du temps. |